LCTT : Plusieurs projets mis sur la table

Après une pause de deux mois, la compétition reprendra dans deux semaines. On fait le point sur la situation de la Ligue à l'orée de la saison.



Patrick Gillmann : président de la LCTT


Des finances saines "Malgré une baisse des subventions, mais avec une aide de l'ANS (Agence nationale du sport), les finances sont dans un très bon état", note Patrick Gillmann, président de la Ligue calédonienne de tennis de table depuis 2000. "Avec le Covid, les déplacements hors territoire ont été annulés, on n'a rien dépensé à ce niveau-là..." Le budget 2021, de 12,3 millions de francs (dont 3,5 millions de travaux), est toutefois en diminution comparé à celui de 2020. La fin, récente, d'un contrat de sponsoring canadien qui apportait autour de 4 millions par an pousse la Ligue à la prudence, bien qu'elle dispose de fonds propres lui permettant d'envisager son futur proche avec sérénité. L'an dernier, la Ligue a repris la gestion de la salle Jean-Noyant. Elle a par ailleurs vendu son véhicule de 7 places.

Des travaux ? La salle Jean-Noyant, à Motor Pool, est le poumon de la Ligue : son siège y est installé et l'aire de jeu y est vaste. "On paie près de 2 millions par an d'électricité... On espère que la mairie nous donnera l'autorisation pour l'installation de panneaux solaires. La Ligue ferait un investissement de 3,5 millions, mais logiquement ce serait rentabilisé en quatre ou cinq ans. Ensuite, on pourra revendre l'électricité non consommée. La Ligue sera gagnante", résume Patrick Gillmann.

Il n'y a plus de CTT La perte du gros sponsor "s'est répercutée" sur "le contrat de Cathy Gauthier, licenciée le 8 décembre" pour raisons économiques. L'ancienne joueuse occupait le poste de conseillère technique territoriale (CTT). La Ligue, qui dit ne plus avoir les moyens de la payer, n'a donc plus de CTT. Un coup dur dans le développement de la discipline. Cathy Gauthier, tout comme Vincent Bigotte qui l'a remplacée durant son congé maternité, travailleront toujours avec la Ligue, mais de manière ponctuelle et comme patentés.

La fin du CTE Le centre territorial d'entraînement (CTE) regroupait l'an passé une petite dizaine de joueurs, quasiment chaque soir à la salle Jean-Noyant. La disparition du poste de CTT condamne la structure. Elle va toutefois continuer, hors cadre CTE. "Ce sera un groupe d'entraînement élite avec les meilleurs jeunes et les meilleurs adultes : il servira de base pour les Jeux du Pacifique 2023", explique Patrick Gillmann. "La Ligue financera deux heures d'entraînement par semaine : ce sera Vincent Bigotte", poursuit le président. Les autres soirs, les joueurs feront sans coach : l'expérimenté gaucher Jérémy Dey, qui s'intéresse beaucoup aux techniques d'entraînement, devrait chapeauter le groupe. Les joueurs pourront, s'ils le souhaitent, et à leurs frais, engager Vincent Bigotte ou Cathy Gauthier pour des heures supplémentaires de coaching.

"Reconstruire la pyramide" Objectif affiché par Patrick Gillmann : "repartir du bas de la pyramide", avec de la détection dans les écoles et de la formation. Cathy Gauthier pourrait s'en charger. "Il faut tout reconstruire. Avoir des jeunes dans chaque club, puis un centre d'entraînement provincial, et ensuite à nouveau un CTE." En 2020, année tronquée par le coronavirus, la Ligue a perdu 29 licenciés et en dénombrait 242 (dont 108 jeunes). Parmi ce total : 59 féminines, sachant que la plupart des meilleures ont arrêté. Inquiétant à deux ans des Jeux. À lui seul, Magenta regroupait 130 pongistes. Le para tennis de table est un autre axe de travail.

Des envies aux Îles Un club de para tennis de table existe à Lifou. Une version pour les valides est en projet. Patrick Gillmann doit s'y rendre le mois prochain avec Cathy Gauthier pour aider à la mise en place de la structure et dispenser des formations. À Ouvéa, un club de para tennis de table pourrait voir le jour cette année. "Apparemment, ils ont déjà reçu les tables", s'enthousiasme le président. Quant à Maré, "ce ne sera pas avant 2022", tempère le numéro 2 de la Ligue, Claude Hugot. Pour sa part, le club de Dumbéa, qui avait été mis en sommeil, est relancé. Pas ceux de Poindimié, de Pouembout et de Moindou.



REPÈRES Réunion à Païta L'assemblée générale annuelle ordinaire de la Ligue s'est déroulée samedi de 14 à 17 heures dans l'une des salles de l'Arène du Sud. Une première. "On avait envie de sortir un peu de Nouméa. On a demandé quels étaient les clubs intéressés. Celui de Païta s'est proposé", précise le président de la Ligue, Patrick Gillmann. Par le passé, l'AG s'est toujours tenue dans la capitale, à part "deux fois à Koumac, une fois à La Foa et une fois au Mont-Dore". Tous les clubs (Magenta, Mont-Dore, Koumac, Lifou, Païta, Olympique, plus le revenant Dumbéa en invité) étaient représentés, hormis celui de La Foa, absent.

Bureau directeur Patrick Gillmann (président), Claude Hugot (1er vice-président), Philippe Bonnefois (2e vice-président et trésorier), Anaïs Paul (secrétaire générale), Adrien Cerveaux (trésorier adjoint).

Le reste du conseil de Ligue Jérémy Dey, Philippe Estienne, Julie Wanegui, Fabianna Faehau, Stan Etienne, Benoît Coquelet, Adrien Perrot. Ces deux derniers remplacent Guillaume Aubry et Gina Duong, qui ont choisi d'arrêter.

Nouveau matériel Quatre tables et des maillots ont été commandés par la Ligue. Le contenu est parti d'Inde, où il a un temps été bloqué. Il est aujourd'hui à Auckland et espéré bientôt à Nouméa.




Ronan Aubry a terminé numéro 1 calédonien en 2020. Jérémy Dey, Quillan Kortaa ou encore Adrien Perrot ont toutefois été de solides adversaires.

La saison 2021 débutera le samedi 27 février par la Coupe d'ouverture au Mont-Dore. Sept jours plus tard, rebelote avec la Coupe du comité provincial Sud, à Nouméa. Suivra, le 13 mars, encore à la salle Jean-Noyant, la Coupe de Calédonie, avec un format particulier : afin d'attirer de nouvelles joueuses, un ou une licenciée devra si possible s'inscrire avec une non licenciée (cette dernière verra alors la Ligue lui offrir la licence pour la saison).

Les pongistes observeront ensuite une première pause, d'un peu plus d'un mois. Rendez-vous les 24 et 25 avril à Nouméa pour la 1re des 4 étapes du Calédonie Élite Tour. Les autres sont prévues à Païta (29 mai), au Mont-Dore (10-11 juillet) et à Koumac (6-7 novembre). Les meilleurs joueurs et les meilleures joueuses se retrouveront le 20 novembre à l'Arène du Sud pour s'expliquer lors du Top 8 Dacia.


Un tournoi international

Il y aura auparavant eu des championnats de Calédonie les 28 et 29 août (U12, U21, vétérans), le 18 septembre (U9, U15, open) et le 2 octobre (doubles), plus ceux de para tennis de table à un moment restant à définir, probablement en fin d'année, en collaboration avec la Ligue handisport. On n'oubliera pas, les 16 et 17 octobre, les internationaux de Nouvelle-Calédonie avec des Wallisiens et des Futuniens. Pour ce qui est des Australiens, des Néo-Zélandais, des Fidjiens, des Vanuatais et des Tahitiens, cela dépendra de la réouverture ou non des liaisons aériennes. Sur ce point, le président de la Ligue, Patrick Gillmann, ne se berce pas d'illusions.

Deux mois plus tôt, des Calédoniens se déplaceront pour un stage d'une semaine à Wallis. "Trois garçons et trois filles, ou six garçons et six filles, on verra", précise Patrick Gillmann, qui pour ce déplacement pense envoyer "des jeunes".

Un autre stage (voire deux) d'une semaine est prévu hors de la Grande Terre, à une date restant à déterminer : ce serait à Lifou.

Le dernier tournoi au calendrier est programmé le 4 décembre, avec la Coupe Jacky-Kiang, au Mont-Dore.


Source : LNC - Éditiond du 10 Février 2021 - A. Fillet



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